Ma seur Henriette, p
un mot pour me détourner d’une ligne que je-suivais en toute spontanéité *. »
Comment croire, d’autre part, que dans ce temps méme, la destinée de cet enfant, au point de vue religieux, ne la préoccupat point ? Dans ce jeune esprit, Si actif et si personnel déja, qu’elle avait couvé et qui lui ressemblait, comment n’aurait-elle pas pressenti et vu naitre les mouvements qui devaient un jour le conduire au point ou elle était parvenue elle-méme et le vouer, par conséquent, au plus cruel supplice intérieur, sielle ne lui trouvait pas -d@issue hors de la voie de cléricature ou tout l’engageait 2 N’en doutons point, tout dans la suite de cette histoire nous le confirmera : Henriette, éclairée par sa propre expérience, a vu l’avenir. De bonne heure, elle a voulu, non lui imposer un cours a son gré, mais écarter les redoutables obstacles extérieurs ' gui pourraient l’empécher de prendre librement celui qu’il prendrait. Du fond des choses, elle se garde de rien dire. Mais elle ne cesse « d’appeler les réflexions d’Ernest sur cette vérité », que « les premiers débuts dans la vie ont une influence souvent irréparable sur toute Pexistence », que «l'on prend pour un godt inné les velléités que témoigne un adolescent de quatorze 4 seize ans, sans songer que homme de seize ans et celui de trente ans sont deux étres presque