Ma seur Henrielle, p
différents 1 ». Par de tels propos, elle tient la porte entr’ouverte, pour le cas ou, de sa propre impulsion, il voudra sortir.
Cherchons le vrai et ne forcons la réalité en aucun sens. A l’heure oti nous sommes, Henriette, pour rien au monde, ne péserait sur Ernest. Mais en son for intérieur, si elle désire avant tout qu’il soit heureux, elle désire aussi que ce soit dans l’état laique. Elle ne Se réve pas, pour ses vieux jours, elle, libre penseuse, tenant le ménage d’un curé ou d’un évéque et disposant les ornements de l’autel. Elle se voit plutot allumant la lampe du savant ou du philo-
sophe. La vocation d’Ernest n’est-elle point de ce coté-la ? Quelle indépendance, quelle vivacité de pensée déja chez ce gargon! Sous ce rapport, sous celui-la seulement, il est vrai, comment le croire fait pour l’obéissance catholique et non pour la liberté et les essors du siécle ? Henriette est discréte, parce gu’elle est loyale ; mais entre deux étres qui communiquent aussi intimement que ceux-ci, il n’y a pas seulement l’influence des choses que l’un ou l'autre dit ;-il y a aussi l’influence des choses qu’il ne dit pas, et surtout qu’il ne dit plus. \
Situation complexe ! C’est le crédit d’Henriette qui a indirectement valu a Ernest la libéralité de l’établissement ecclésiastique qui lV’éléve, et cette libé-