Lettres intimes p
OF 0 eee See, SOR ee 62), a ee EO OE ESE GR STV Tite Be) Oe ee ee ee ee ee eee
ralité a été accordée, non a la condition, mais dans la ferme espérance qu’il se ferait prétre. Chaque jour qui passe, il confirme cette espérance. Le jour de la Pentecdte de année 1839, il a porté pour la premiére fois la soutane 1. Henriette songe-t-elle qu’a Paris les chemins de la destinée sont multiples et qu’a. quelque croisée de celui ou il marche, ‘peut se présenter la route plus large qui le tentera ? | Revenons au travail d’esprit qui s’opérait chez Ernest lui-méme. Nous allons observer ce travail dans le jugement qu'il a porté sur les études profanes de Saint-Nicolas. .
1, Letires du Séminaire, p. 51.
J’ai eu bien du chagrin, ma chére maman, écrit Renan, » a peine arrivé 4 Saint-Nicolas, de voir qu’on ne voyait pas du tout les mathématiques dans le séminaire et qu’on les réserve pour Saint-Sulpice ou l’on entre en sortant de Saint-Nicolas; je crois cependant qu’on voit Vhistoire naturelle, mais ce n’est point précisément 14 des mathématiques, encore ne suis-je pas sir si on I’étudie*.
Et dans les Souvenirs :
Le souvenir de mes premiéres études de mathématiques qui avaient été assez fortes, me revenait quelquefois. J’en parlais A mes condisciples que cela faisait beaucoup rire. Ces études leur paraissaient quelque chose de tout a fait bas, comparées aux exercices littéraires qu’on leur presentait comme le but supréme de l’esprit humain ?.
Dans ses deux derniéres années de Tréguier (cinquiéme et quatriéme), Renan avait été couronné en mathématiques. Nous l’avons vu, a ses retours de classe, couvrant de craie les portes des maisons, pour discuter avec ses condisciples, Liart et Guyomar, quelque probléme de géométrie. Sa déception
se comprend. Mais comment expliquer cette situation