‹ La jeunesse d'OvideChapitre 101 sur 203 · De Herum Natura, VI, v. 039 et suiv · texte numérisé non relu

De Herum Natura, VI, v. 039 et suiv

l'Etna, qui menace d'amonceler encore ses flammes irritées, pour que de ses gorges les feux soient de nouveau rejetés et vomis violemment, et lancent de nouveau vers le ciel de fulgurants éclairs. Riche en phénomènes grandioses, cette terre de Sicile est l'objet de l'admiration des races humaines qui estiment utile d'aller la visitera

Trois quarts de siècle environ après le voyage crOvide en Sicile, un poète, qui est peut-être Lucilius, l'ami du philosophe Sénèque, consacrait une oeuvre qui comprend près de 650 hexamètres à donner, à propos du xMont-Etna, une théorie scientifique des volcans :

L'Etna, les feux qui brisent les parois de ses fournaises profondes pour s'échapper au dehors ; les causes si puissantes qui font tourbillonner les incendies; la force inconnue qui ébranle la montagne et lance avec un bruit rauque les masses de lave : tel sera le sujet de mon poème ^.

Au contraire de Lucrèce et du poète de VAclna, qui s'efforcent de remplacer par des discussions et des démonstrations scientifiques toutes les fables traditionnelles où la poésie prétendait trouver les causes merveilleuses des phénomènes volcaniques, Ovide se plaît à donner dans ses œuvres, souvent un résumé, parfois une ampliiication des diverses légendes mythologiques qui ont rapport à TEtna.

11 rappelle les épisodes d'Acis et de Polyphème, dont la scène est voisine du mont de Sicile-^; il a vu les rives et le lit encombré d'herbes et de verts

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