‹ La jeunesse d'OvideChapitre 102 sur 203 · Aetna, v · texte numérisé non relu

Aetna, v

3. Met., XIII, V. 7:i0 et suiv.; — PonL. Il, ii, v. U:. ... Aetnaeus... Polypkemus.

roseaux où coule le fleuve Acis^, dont, après sa métamorphose, l'amant de Galatée est devenu le dieu ; il a vu, sur la plage déserte qui s'étend entre la montagne et la mer, les rochers oii fut abandonné le Grec Achéménide". Il fait de fréquentes et banales allusions aux llammes et aux éruptions du volcan^. Mais c'est surtout la légende de l'Etna, dont la masse accable le Géant prisonnier^, qui revient avec des développements variés dans les œuvres du poète.

Les traditions relatives à la Gigantomachie admettent que les éruptions de l'Etna ont pour cause les efforts et les révoltes d'un des Géants vaincus par les divinités olympiennes, qui serait retenu prisonnier sous la masse de la montagne.

D'après VÈnéide^ ce Géant est Encelade :

On dit que le corps d'Encelade, consumé à demi par la foudre, gît accablé sous cette masse, que l'immense Etna, placé au-dessus de lui, exhale la flamme de ses fournaises où des fentes s'ouvrent, chaque fois que le Géant fait changer de position à son flanc fatigué : alors un mugissement ébranle rile entière de Trinacrie, et la fumée obscurcit le ciel"'.

Conformément à la légende exposée dans la première Pythique de Pindare, pour Ovide le Géant captif sous l'Etna est Typhoeus, et non Encelade :

1. MéL, Xlll, V. 882-897; — Vastes, IV, v. 468: ... ripas, hevhifer Aci, tuas.

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