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Fastes, IV, v

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En effet, dans le poème des Fastes, où il expose les origines et où il décrit les cérémonies des cultes rendus aux diverses divinités, Ovide, ayant à parler des Liidi Cereris, s'occupe de nouveau du mythe de l'enlèvement de Proserpine, qui avait déjà fourni la matière d'un long épisode des Métamorphoses :

C'est ici le lieu de raconter renlèvement de la vierge Proserpine. Vous reconnaîtrez bien des faits que j'ai déjà exposés et j'ai peu de détails nouveaux à vous apprendre ^ .

On ne relève que peu de détails nouveaux dans le paysage des campagnes fertiles, voisines d'Henna, où Pluton vient enlever la jeune fille, pendant que Gérés se trouve loin, aux environs de Syracuse où elle a été conviée au festin sacré qu'Aréthuse célébrait en son honneur :

La fdle de Cérès, escortée comme de coutume par ses compagnes, errait nu-pieds dans les prairies, son domaine. Au fond d'une ombreuse vallée, il est un endroit où les cascades nombreuses des eaux qui bondissent des rochers élevés entretiennent la fraîche humidité. Là brillaient toutes les couleurs que la nature peut produire ; et la terre étincelait de fleurs à l'éclat divers 2.

De retour à lienna. Gérés se met à la recherche de sa fille. Les Métamorphoses disaient qu'il serait trop long d'énumérer toutes les terres et toutes les mers où la déesse fut conduite par ses courses errantes -^ Gicéron et Diodore de Sicile, qui ont.

l. Vastes, IV, v. 417-418.

i. Fastes, IV, v. 425-4.30.

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sans doute, puisé leurs ronseignements dans 177^toire de Timée, aflirment l'un et l'autre que Gérés parcourut le monde entier ^ Mais \q?> Fastes sont le seul ouvrage qui nous indique quels endroits de la Sicile la mère de Proserpine visita avant de poursuivre ses recherches dans les autres pays de la terre habitée :

Déjà elle adépasséle territoire des Léontins,le fleuve Amenanus et les rives herbeuses de l'Acis. Elle a dépassé Gyaué et les sources du tranquille Anapus et le Gela que ses tourbillons rendent inaccessible. Elle avait laissé Ortygie,Mégare, le Pantagias, les lieux où la mer reçoit les eaux du Symèthe, les antres des Cyclopes rongés par les feux de leurs fournaises, et la région de Drépane, qui porte le nom de la faux recourbée; puis, les villes d'Himéra, de Didymé, d'Acragas, de Tauroménion et de Myles, avec ses grasses prairies où paissent les bœufs sacrés du Soleil. Elle se rend à Camérine, à Thapsos, aux vallons d'Heloros, au Mont-Eryx, qui s'élève exposé au souffle du Zéphyre. Elle avait déjà parcouru Pélore, Lilybée et Pachynos, les trois promontoires de son île. Partout où elle pénètre, elle emplit les environs de ses plaintes désespérées : telle Procné, changée en liirondello, gémit sur Itys, son enfant, qu'elle a perdu-.

Que faut-il penser de cet itinéraire de Gérés où sont énumérés d'abord le territoire des Léontins, voisin de TEtna, les fleuves Amenanus-\ Acis et Anapus, qui se jettent tous les trois dans la mer de Sicile, — ensuite, le fleuve Gela, qui se jette dans la mer d'Afrique, — Ortygie, Syracuse,

1. Cicéron, De Signis., xlvui, 106; ... [Cererem] orbem omnem veragmsse terravum. — Diodore de Sicile, V, iv, 3 : M-jOoXoyoOrr'. TYiv ArjfxyjTpav... èTreXôsiv kid uoXXà [xsoin tt,; olxouaevr.c.

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