‹ La jeunesse d'OvideChapitre 115 sur 203 · Suétone, Auguste, xxiv; — Dion Gassius, LVÏ, xxni · texte numérisé non relu

Suétone, Auguste, xxiv; — Dion Gassius, LVÏ, xxni

3. Tristes, IV, 'x, v. 33-40. — Cf. v. 34 : Deqiie viris quondam pars tribus una fui.

4. Tristes, IV, x, v. 29 : Induiturque humeris cuui lato purpura clavo.

ment qu'après avoir rempli les magislratus minores^ il ne briguait pas à vingt-cinq ans la questure qui lui permettait d'entrer au Sénat, et d'être, plus tard, édile, préteur et enfin consul, il se fermait l'accès de l'assemblée des Pères Conscrits, et devait, par conséquent, reprendre Vangusticlave^ la toge ornée d'une étroite bande de pourpre, insigne de l'ordre équestre où il restait définitivement, après s'être contenté de passer par quelques fonctions d'ordre inférieur.

Ces magistratures mineures formaient un ensemble de cinq commissions administratives et judiciaires qui se composaient en tout de vingt-six membres — le vigintisexvi?'at\ — nommés par les magistrats supérieurs ou élus par les comices des tribus. C'étaient les triwnviri nocturni ou capitales, subordonnés aux édiles et chargés de la police de nuit, delà surveillance des incendies, de l'inspection des prisons et des exécutions capitales ; — les decemviri stlitibus judicandls ^ à qui les tribuns confiaient l'examen des causes civiles pour lesquelles l'intervention tribunitienne avait été réclamée; — les quatiionnri juri dicundo Capuarn^ Cumas^ représentants du préteur urbain en Italie, particulièrement à Capoue et à Cumes ; — les triumviri monelales aeri, argcnto, aiiro, fJando, ferhindo, chargés de la frappe des monnaies, sous la haute autorité de l'Empereur et du Sénat; — les

\. C'est en Tan 741-13 qu'Auguste réduisit ce vigintisexvivat à un vif/intiviral par la suppression des qiuihiorviri, délégués à (Munies et A Capoue, et des diiumvivi^ chargés de l'entretien des voies de la banlieue de Rome.

qiiatitoviri, chargés de l'entretien des voies urbaines et les duimiviri, chargés de l'entretien des voies de la banlieue dans un rayon de raille pas, subordonnés les uns et les autres aux édiles.

Ovide ne dit pas s'il a été au nombre des tnummri capitales ou des trmmviri monetales ; mais les Fastes font allusion au temple de Jimo Moiieta ', dans les dépendances duquel se trouvait l'Hôtel des Monnaies de Rome : si le poète avait été, au temps de sa jeunesse, pars de tribus viris monetalibus^ il aurait probablement trouvé Foccasion de le rappeler àpropros du sanctuaire de la déesse.

Il n'exerça pas seulement les fonctions de triumvir capitalis dans les magistratures mineures. Le poème apologétique qu'il adresse à l'Empereur, alors qu'il est exilé à Tomes, nous apprend qu'il s'est acquitté d'une manière impartiale de ses devoirs de decemvir stlitibus judicandis :

Je n'ai jamais agi avec iniquité; lorsque le sort des accusés m'a été confié, lorsqu'un procès a été soumis à l'examen du tribunal composé de dix fois dix magistrats. C'est sans reproche que j'ai statué comme juge dans les causes privées, et mon honnêteté a été reconnue même par la partie comdamnée^.

Ce passage indique nettement la double fonction des decemviri, qui devaient examiner les questions qui leur étaient soumises par les tribuns et diriger, comme présidents de chambre, chacune des quatre sections du tribunal des ce /du /)iviri^ dont le \)ré[eiiT

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