‹ La jeunesse d'OvideChapitre 129 sur 203 · es, IV, X, V · texte numérisé non relu

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cercle de Mécène. Properce y fut adaiis, après la publication de son premier livre, dont quelques pièces étaient adressées au protecteur des lettres. Mais, beaucoup plus jeune qu'Horace qui ne le mentionne nulle part, il ne fut jamais dans l'intimité de Mécène ; Ovide ne semble pas avoir été présenté dans le palais du Mont-Esquilin. 11 ne prononce jamais le nom de Mécène ; il a vu à peine Virgile ^ mort comme Tibulle en 735-19 ; il n'a jamais été en relations avec Horace dont il ne parle qu'une seule fois. L'ami de Mécène ne lui a pas lu ses Ode^ et ses Satires^ comme Macer lui lisait ses Theriaca ou son Ornlthogonia : il n'y a entre Horace et Ovide aucun jus sodalicium^ semblable à celui qui unissait le jeune poète à Properce, aucune intimité dans le genre de celle qui faisait commune la vie de Ponticus, de Bassus et d'Ovide. Le poète des Tristes dit simplement :

I/harmonieux Horace captivait mes oreilles par la pureté des chants qu'il faisait retentir sur la lyre ausonienne'^.

Evidemment, Ovide a lu les Odes d'Horace ; peut-être a-t-il entendu leur auteur les déclamer dans quelque séance des recitationes publicae que C. Asinius Pollio avait mises à la mode '^ et où l'empereur Auguste daignait souvent faire acte de présence, que l'on déclamât des poèmes ou des

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