Tristes, IV, x, v
•J. Tristes, II, v. 110-116.
:!. t'ontiques,y\, vni,v. 17-18.
arrosés du pays pélignien? Ont-ils peuple d'innombrables garçons leur domaine héréditaire du canton de Sulmone et donné pour femmes aux chevaliers du canton voisin de Gorfinium leurs filles, dignes de suivre en tout l'exemple et les leçons des matrones légendaires, les Lucrèce et les Cornélie? Ont-ils pris part aux guerres contre les Latins et contre Garthage, au soulèvement honorable que le souci delà liberté excita le Samnium à tenter contre Rome? Nous n'en savons rien. L'histoire ne nous renseigne pas ; et Ovide n'a pas jugé à propos de se faire le chroniqueur de sa famille, dont il vante et dont il prétend illustrer l'antiquité. La vie inconnue des ancêtres du poète, chevaliers campagnards du pays pélignien, a dû être cette vie champêtre, obscure et heureuse du vieux Latin, que les Grnryz^?/(".s' rappellent avec émotion:
Rien ne l'émeut, ni les faisceaux que donne le peuple, ni la pourpre des rois, ni la discorde qui excite des frères perfides, ni le Dace descendant des rives de THister où se sont réunies les nations conjurées, ni les affaires de Rome, ni les royaumes destinés à périr. Il n'a pas de miséreux à plaindre, de riches à envier. Les fruits de la terre ou des arbres que les branches et les champs produisent de leur plein gré et sans contrainte, il les cueille ; et il ne s'inquiète ni de la rigueur du droit, ni de l'insanité du Forum, ni des baux etdes marchés publics conservés dans les archives del'Elat... Telle est la vie que menèrent jadis les vieux Sabins, la vie do llénius et de son fi'ère; c'est ainsi «jik' i,Maudit la vaillante Etrurie'.
Telle est apparemment la vie que menèrent dans