‹ La jeunesse d'OvideChapitre 14 sur 203 · Géorr/iques, II, v. i'J 4-501 ; v. ."i;U-,"^i-J · texte numérisé non relu

Géorr/iques, II, v. i'J 4-501 ; v. ."i;U-,"^i-J

la fraîche campagne de Sulmone les ancêtres (l'Ovide, qui moururent tous « laissant leur nom sans auréole ».

Ce nom est absolument inconnu avant Ovide; nous ignorons môme le praenonien habituel à la famille et spécial au poète; il se désigne lui-même par son cognomen de Naso; les auteurs qui parlent de lui, Velleius Paterculus, Sénèque, Stace, Martial, rappellent Ovidius ou Ovidius Naso. Les manuscrits seuls donnent son nom complet : Publius Ovidius Naso. Gomme presque tous les surnoms, le cognomen de la famille d'Ovide est emprunté à une particularité physique. Flacciis est l'homme aux oreilles flasques; Ciceroa sur le visage une excroissance en forme de pois chiche; Paetus est louche; Labeo a de grosses lèvres ; rrtr?^5 est cagneux ; Vati- /lius, bancal; Plancus a les pieds plats; Pansa^ les pieds larges, et Scaiirus est pied bot. Nasica a le nez pointu et Naso le nez long. Peut-être ce cognomen de Naso., qui se trouve dans les familles Octavia, Otacilia et Voconia', était-il chez le premier des Ovides à qui il fut attribué l'indice d'un esprit fm et caustique*. En ce cas, la lointaine hérédité de l'ancêtre surnommé Naso n'aurait pas été sans influence surlccaractèredu poète Ovide, qui n'a rien

1. CiCLTon p.'irlc (Tun h. Octavins Naso dont L. Flavius, préleiir ficsignc pour l\\), était rhériticr (Vi/)/^/. nd Qninlum Fr., I, ii, 10) ; il recouiinandc chaudenienl au proconsul de Sicile, M\ Acilius Glabrio, un certain Cn. Olacilius Naso {Episl. a<l. FamiL, XIII, xxxiii). Un des juf,'es de Cluentius s'appelait Q. Voconius Naso(/*/v> Cliteniio. Lin, 141). Kniln, les /Vu7//?/)t^«e5 parlent avec élof,'^es d'un préleur de 4i, P. Naso, dont Cicéron ne donne pas le gentilicium {Plulipp., III, X, 2:J).

1. On sait (jue, pour les Romains, le nez est l'organe destiné à exprimer la moquel*ie.

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hérité des goûts de ses aïeux pour la vie obscure et champêtre et de leur amour pour la terre natale.

On Fa vu, Ovide parle volontiers de Sulmone, arrosée par des eaux vives, et des riantes campagnes du pays pélignien. Mais c'est l'artiste qui aime, c'est le poète qui décrit une région qui n'a pour lui d'autre charme que le pittoresque. D'ailleurs, le pays était digne d'attirer et de retenir un homme de goût épris des beautés de la nature.

En 1575, un érudit, né à Sulmone, Hercule Giofano, publiait à Venise, chez des Aides, des Observationes sur Ovide, où se trouve une curieuse description de la commune patrie du poète latin et de l'érudit italien, cette petite ville, qui avait eu, en outre, la gloire de voir naître un pape du commencement du xv^ siècle. Innocent VII. Gioi'ano insiste avec complaisance, dans cette descriptio Sultnonis^ ^ sur la gloire et la prospérité de la ville, lière de ses couvents, où le commerce se développe, où le courrier passe deux fois par semaine-. Le tableau que l'ait Giofano du pays de Sulmone à la lin du xvi" siècle permet de s'imaginer ce (iii'il était au temps d'Ovide, bien des années avant la construction des couvents, le développement du commerce elle passage régulier du courrier.

Vax 1706, un tremblement de terre détruisit la ville et bouleversa hicampiii^iK'. Sulmone (Sithnoïia),

i. l)rsrr!/)lio Si/lhu)Nis. Or/i/r . ('dilioii Lciiiairr . vol. Vil], p.2\l--2'6't. — Voir dans les MéUuu/es h'ûissier i Paris, A. Fonteinoing, 1903, p. 57-03) un intéressant niémoiic de AI. Besnier sur Sul/no, nafrle (/'Ocu/e.

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