‹ La jeunesse d'OvideChapitre 132 sur 203 · Dialogue des Oraleiwa, xiii · texte numérisé non relu

Dialogue des Oraleiwa, xiii

2. Tristes, \\\ x, v. iio : l: finie ego majores, sic nie coluere 7ninores. '■i. Voir mes Etudes sur l'ancienne j/oesie latine; Livius Andronicus, p. 81.

nues au commencement de l'Empire, alors que la pacification de Téloquence politique dirigeait toute Factivité intellectuelle des Romains vers la poésie, des coteries oi^i l'on s'occupait beaucoup plus des querelles littéraires que des intérêts professionnels qui étaient la raison d'être des collegia de marchands et d'artisans. Horace soutenait, sans vouloir prendre parti pour elle dans les recitationes^ l'école des modernes contre l'école des anciens.

Ovide, conscient de sa supériorité sur tous les confrères parmi lesquels il devait prendre bientôt la première place, supportait impatiemment les observations que l'on se permettait de lui faire dans les séances de la scJiola. C'est probablement dans une de ces réunions de poètes qu'eut lieu la scène rapportée par Sénèque le Père, qui nous montre Ovide refusant de faire disparaître des Amours et de VArt (faimerde?, vers dont ses amis réclamaient la suppression ^

Nous ignorons si la querelle des anciens et des modernes amena une scission dans le Collegium Poe tar ion. M'à'is^ d'une part, les Fastes nous disent que, respectueux de Minerve qui avait jadis accueilli dans son temple du Mont-Aventin les scri- J>ac et les histriones^ présidés par Livius Andronicus, les poètes prenaient place, le premier jour des Grandes Quinquatries ^ dans le cortège composé de tous les collèges d'ouvriers d'art qui allaient faire leurs dévotions à la déesse'-. D'autre part, nous voyons qu'à la fin du principat d'Auguste le chorus

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