‹ La jeunesse d'OvideChapitre 137 sur 203 · Pline, .Y. //., VII, lix · texte numérisé non relu

Pline, .Y. //., VII, lix

2. Voir Juste Lipse, Excursus au chapitre xv du livre XIV des Annales de Tacite.

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briguer, mais bien la carrière littéraire où Tappui de rassociation des poètes lui permettait de se produire dans les séances des recitationes pub/icae.

Quels étaient les sujets que le jeune poète allait offrir aux suffrages du public lettré? La Muse qui l'inspire, Tlialie — meaThalia^ dit-il — est généralement regardée par la critique moderne comme « la Muse de la comédie, qui avait son origine dans les Dionysies champêtres. Du temps des Romains, elle n'a pas d'autre signification ^ )> Et l'on se rappelle les Epigrammes de V Anthologie : « Thalie a révélé la vie comique, les mœurs et les caractères... Je préside, moi Thalie, à la poésie comique; et, sur la scène applaudie, je représente les actions des mortels peu vertueux-. »

Mais Ovide, qui, dans ses poésies légères, a composé la « comédie humaine » de son temps et « représenté les actions des mortels peu vertueux », qui, dans des œuvres que l'on aurait pu espérer plus sérieuses, s'est laissé aller à écrire des scènes comiques, souvent trop voisines de la bouffonnerie, — Ovide n'est pas, à proprement parler, un auteur comique; il n'est le poète d'aucune palliata^ d'aucune togata.

Avec Virgile, Thalie était la Muse agreste et printanière de la pastorale, qui ne dédaignait pas de fréquenter les forêts -^ Gomme le printemps est la

\. P. Decharme, Mythologie de la Grèce antique^ Paris, Garnier, 2» édit., 1886, p. 232.

2. Anlkolorfie grecque (traduction de Dehèque), Paris, Hachette, 1S63, t. I, p. 328. Epigrammes descriptives, n°" 504 et 505.

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