‹ La jeunesse d'OvideChapitre 139 sur 203 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Ovide, poète tragique à ses débuts. — La Médée. — Composées àla même date que les Amours, les tragédies d'Ovide n'ont pas été représentées. — Ovide, poète épique. — L'épopée au siècle d'Auguste. Les diverses écoles. L'épopée nationale; l'épopée mythologique ; le cycle troyen et le cycle thébain ; les légendes des héros. — La Gigantomachle d'Ovide. — Pourquoi les poètes épiques du siècle d'Auguste se sont abstenus de chanter la guerre des Olympiens et des Géants. — L'apothéose d'Auguste. — Renseignements donnés par Ovide sur sa Giganlomachie ; conjectures que l'on peut faire sur ce poème ; allusions qui se trouvent dans les Tristes, dans les Fastes, dans les Métamorphoses. — Pourquoi Ovide a dû renoncer à sa Gigantomachie.

Nous savons qu'Ovide a été poète tragique. Les auteurs anciens mentionnent et admirent une de ses tragédies, Médée. Gallio, dit Sénèque le Rhéteur^, remarquait que l'expression virgilienne « pleine du Dieu » [plena Deo) avait tellement plu il Ovide qu'il se Tétait appropriée et qu'il l'avait introduite dans sa tragédie, où on trouve ce vers : « Je suis portée çà et h\, comme pleine de l'esprit du dieu. » [Feror hucilluc^ nt plena deo .) QnmWWQiicite un vers de la tragédie oii Médée s'écrie avec véhé-

\. Sénèque le Rhéteur, Suaso/-., III, vu. — Pour le rhéteur Junius Gallio, voir 92-93 et 114.

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