Quintiiien, Instit. Orat>, VIII, v. C
mence : « J'ai pu te [ou le] sauver; tu demandes si je peux te [ou le] perdre ! » [Servare potiii ; perdere an posswi rogas?) L'auteur de V Institution Oratoire fait un grand éloge de la Médée d'Ovide qu'il place au même rang que le Thjjestede Varius :
Le Thyeste de Varius soutient la comparaison avec celle que Ton voudra des tragédies grecques. La Médée d'Ovide me semble fournir une preuve de ce que ce poète aurait pu faire, s'il eût mieux aimé commander à son esprit que de s'y abandonner ^
Le Dialogue des Orateurs rapproche aussi les deux tragédies :
Vous rencontrerez aujourd'hui plus de détracteurs de la gloire de Gicéron que de celle de Virgile; et aucun ouvrage de Pollion ou de Messalla n'est aussi illustre que la. Médée d'Ovide ou le Thyeste de Varius 2.
On sait par une didascalie, conservée dans un manuscrit de la Bibliothèque nationale"\ que le Thyeste fut représenté en 725-29, aux jeux célébrés en l'honneur de la victoire d'Actium. Ami d'Horace et de Virgile, L. V^arius Rufus appartient à la génération qui précède celle d'Ovide ; l'auteur de la Médée avait quatorze ans, quand le Thyeste fut donné au théâtre ; et la date de la tragédie de Varius ne sert en rien à établir celle de la tragédie d'Ovide.