‹ La jeunesse d'OvideChapitre 15 sur 203 · Tuhellarius publicus bis /tebdoDid'/e S/<hno!ie /ransi · texte numérisé non relu

Tuhellarius publicus bis /tebdoDid'/e S/<hno!ie /ransi

reconstruite, appartient aujourd'hui à la province d'Aquila; elle a environ 20.000 habitants; les fruits du fertile pays pélignion servent à faire des confitures renommées, et les eaux vives qui courent dans la plaine donnent la force motrice nécessaire à des teintureries et à des fabriques d'objets en écaille.

Ovide a dessiné en vers faciles et élégants un bien joli paysage de la campagne de Sulmone :

Sulmone me retient ; c'est l'un des trois cantons du pays pélignien,un petit endroit : mais les eaux qui l'arrosent le rendent salubre. Alors même que les rayons plus rapprochés du soleil fendent la terre et que l'astre funeste du chien d'Icarios {la canicule) est dans tout son éclat, alors même les campagnes péligniennes sont toujours parcourues par des eaux limpides, et, sur un sol délicat, l'herbe vigoureuse est verdoyante. La terre est fertile en blés, plus fertile encore en raisins; quelques champs donnent aussi l'olive chère à Pallas. Les eaux courantes font grandir les herbes de nouveau, après la fenaison, et le gazon épais recouvre la tene humide'.

Mais c'est uniquement pour engager Corinne, son amie, à venir l'y rejoindre qu'il décrit les charmes de sa campagne : « L'objet de mes feux n'est pas là'! » Et si l'objet de ses feux ne vient pas embellir de sa présence les vignes et les prairies du pays pélignien, ce pays aimable sera un désert pour le poète éloigné de son aimée :

le suis ici sans toi! Que m'importe alors d'être dans ces champs travaillés pour les vignes, dans ces campagnes qui semblent nager au milieu des rivières ! Que m'importe que le cultivateur appelle l'eau courante dans ses canaux d'irriga-

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