Amours, II, xvin, v
:{. Amours, III, i, v. 67-70.
Ovide est-il revenu à ce grandiiis opus ? Il ne nous le dit pas et c'est peu vraisemblable. Mais il ne désavoue pas ses essais tragiques; et, dans la longue apologie qu'il adresse à Auguste, il les place à côté de ses œuvres les plus sérieuses, les Mi'tamorphosc^ et les Fastes :
Nous avons donné au cothurne tragique l'œuvre qui met les rois en scène. Et le style de cette œuvre avait la gravité qui convient au cothurne ^
La Médée n'a jamais été représentée au théâtre où l'on applaudissait, pendant l'exil du poète, des œuvres qui n'étaient pas faites pour la scène. Nous l'apprenons par les Tristes :
Mes poèmes sont déclamés au théâtre avec accompagnement de danses et font salle comble^; mes vers sont applaudis, m'écris-tu, ô mon ami. Je n'ai rien composé, tu le sais toi-même, pour le théâtre; ma Muse n'est pas ambitieuse d'applaudissements. Mais je suis reconnaissantde toutcequi fait prononcer à des bouches romaines le nom du poète relégué 3.
Dans son apologie à Auguste, Ovide se vantait de n'avoir jamais composé de mimes obscènes ; mais il rappelait avec complaisance ses poèmes déclamés sur le théâtre avec accompagnement de danses, qui fixaient et retenaient les regards de l'Empereur^.