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LA JEUiNESSE D OVIDE 233

sa A/6'V/e>, peut-être d'autres œuvres du même genre, qu'avant d'avoir pris contact avec la société lettrée; il s'y rendit compte bien vite du discrédit oii le genre tragique était tombé. Cette décadence ne fit que continuer pendant tout le principat d'Auguste : Ovide lui-même, dans son catalogue des poètes contemporains de l'Empereur, ne pourra mentionner à côté de Varius que deux auteurs tragiques, Graccbus, qui écrivit, lui aussi, un Thyeste et deux tragédies sur Atalante ai Les filles de Pélias^ et Turranius, qui est complètement inconnue

A peine entré dans l'intimité des poètes ses aînés, le nouvel associé du chorus poetanim voyait avec quel empressement les lettrés se consacraient à un genre de poésie qui n'était pas le genre tragique.

Depuis que Properce, à qui le plan général de WEiK'ide était connu, avait annoncé, vers 728-26, qu'une épopée supérieure à l'/Z/a^^*?'- allait paraître, beaucoup de poètes, surtout parmi les débutants qui ne doutent de rien, se hâtaient de produire une épopée qui fit oublier les poèmes homériques.

Après les premiers essais de Livius Andronicus, qui, par sa traduction AeVOdyssée^ avaitfond(; l'épopée latine, les poètes de Rome,Naevius et Ennius,

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