Ponl., IV, XVI, V
Aîusaque Tiirrani trai/icis inmxa cothurnis...
Cum Varus Gracchvbsque durent fera dicta tyrannis.
(). Korn (édition critique des Pontiques, Leipzig, 1868) a corrigé avec raison la U'(;on des manuscrits Vnvns en Varius.
2. Properce, 11, xxxiv (édit. Mueller, lil. x\\ii\ v. 68 : Nesci uqu'ul nul jus nascitur Iliade.
avaient composé des poèmes épiques sur Thistoire romaine. L'un des premiers alexandrins latins, Varron de l'Alax, donnait à la fois une imitation de l'épopée mythologique d'ApoUonios de Rhodes, Les Argonaïf tiques, et une épopée originale sur l'histoire contemporaine, le Bellum Sequanicum., oii il célébrait en vers hexamètres les victoires de César sur les Gaulois. A partir des œuvres de Varron, l'épopée romaine se consacre, soit aux sujets historiques, soit aux sujets mythologiques.
Ovide, dans de nombreuses pièces écrites pendant l'exil et surtout dans une Epistula ad invidum^, qui est ce que l'on appellerait aujourd'hui une «lettre ouverte », où il est question delà poésie au temps d'Auguste ; — après Ovide, divers auteurs des générations postérieures, Sénèque le Rhéteur dans ses Controverses, Velleius Paterculus dans ses Histoires, Sénèque le Philosophe dans ses traités dogmatiques et dans ses Lettres à Lucilius, Quintilien dans son Institution Or^^ozr^, Martial dans ses Epigrcumnes , nous renseignent sur les poètes épiques romains, qui écrivaient au temps de Virgile, ou un peu après lui. « Savants ou ignorants — disait Horace- — tous indistinctement nous écrivons des poèmes. » C'est vers la composition des poèmes épiques surtout que se dirigeait le scribendi v.7.7,'zr^^^ç, des contemporains d'Horace'^
Les uns, en des épopées nationales, racontent les