‹ La jeunesse d'OvideChapitre 156 sur 203 · Horace, Odes, 111, iv, v · texte numérisé non relu

Horace, Odes, 111, iv, v

nisé par la poésie alexandrine qui Tégalait à Zeus, vainqueur des Géants dans les plaines de Phlégra. CMe adulât io ne tarda pas à passer d'Alexandrie à Rome. Horace avait un sentiment trop délicat des convenances pour se permettre d'identifier le vainqueur de l'Egypte à Jupiter, comme Gallimaque avait identiHé à Zeus le vainqueur des Galates; mais, dans ses Odes, il se montre souvent préoccupé par le souvenir delà Gigantomachie.

Ici, il célèbre la gloire conquise dans la lutte contre les Géants par Bacchus qui prit la forme d'un lion pour mettre Rhoetus en lambeaux ^ Ailleurs, passant en revue tous les dieux et tous les héros dignes d'être cbantés, il associe l'éloge d'Auguste à celui de Jupiter : l'Empereur est parmi les hommes ce que le maître des dieux est dans le ciel. Auguste réduira les Parthes et les peuples de l'Extrême-Orient, comme Jupiter a vaincu les Géants, alors qu'il lançait contre eux les traits de sa foudre vengeresse-.

Mais le poète ne songe pas à tirer de la légeiïde des Géants une épopée en Thonneur d'Auguste. Il se défend modestement de pouvoir atteindre aux hauteurs du poème épique; il s'excuse auprès de M. Vipsanius Agrippa, gendre d'Auguste : la faiblesse de son inspiration serait funeste à la gloire de l'illustre soldat d'Actium et de l'Empereur, son beau-père, s'il prétendait la célébrer^. Il s'excuse auprès de Mécène, qui lui demandait de chanter les

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