‹ La jeunesse d'OvideChapitre 157 sur 203 · Odes, I, VI · texte numérisé non relu

Odes, I, VI

exploits d'Auguste : il est également incapable de dire les victoires de César-Auguste et la défaite des Géants, fils de la Terre, domptés par le bras d'Hercule ^ Cette épopée où les récits des victoires des Olympiens sur les ennemis duciel etde l'Empereur sur les ennemis de Rome pourraient être combinés, Horace évite de l'essayer. 11 se contente de comparer Auguste, le vainqueur d'Actium, a Jupiter, le vainqueur de Phlégra, et de montrer la future apothéose de l'Empereur, buvant le nectar au banquet des dieux-, à côté du vagus Hercules et du pater Bacchîis, qui doivent, l'un et l'autre, leur admission définitive parmi les Olympiens, à leur intervention victorieuse dans la lutte contre les Géants.

Gomme Horace et pour les mêmes raisons de modestie que le célèbre poète lyrique, l'élégiaque Properce se montre rebelle aux sollicitations de Mécène. Il place parmi les plus nobles sujets d'épopée la Gigantomachie^ au même rang que V Iliade et la Thébaïde. Mais ce ne serait pas sur de tels sujets qu'il composerait un poème s'il avait l'inspiration épique :

0 Mécène, si la destinée m'eût donné la puissance de conduire aux batailles des armées de héros, ce ne sont pas les Titans que je chanterais et l'Ossa entassé sur l'Olympe, pour que le Pélion servît de route vers le cieP, ce n'est pas Tantique Thèbcs et Pergame, gloire d'Homère '.

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