Properce, II, i, v
Il laisserait aussi de côté les légendes nationales de Romiis et de Homiiliis, les Guerres Puniques, les menaces des Gimbres et les exploits de Marius, pour ne dire que les victoires d'Auguste à Modène, à Philippes, en Sicile, à Actiuni, en Egypte. C'est un poème purement historique, sans allusions à la guerre des Géants, qu'il aurait l'ambition, mais qu'il n'a pas la force d'entreprendre. Properce aime à se comparer à Callimaque; il se donne le nom de Romanits CallimacJuis^^ et il s'autorise de l'exemple du poète alexandrin pour répéter qu'il n'est pas capable de chanter la lutte des Olympiens et des Géants :
La faible voix de Callimaque peut-elle tonner assez fort pour célébrer la lutte tumultueuse de Jupiter et d'Encelade dans les champs de Phlégra-?
Le Callimaque romain n'ignore pas que VHi/mne à Drlos assimile le succès de Ptolcmée Philadelphe sur les Gaulois à la victoire de Zous sur les (iéants ; mais, comme Horace, Properce évite de comparer les victoires d'Auguste à celles de Jupiter. Pour lui, comme pour tous les poètes romains de son temps, la composition heureuse d'une Gigantomachie semble donner la mesure de la puissance épique.
Quand il veut entendre faire qu'il n'abordera pas la grande épopée, l'auteur du Cidc.r — sa mo-