Tristes, II, v
entre Jupiter et Auguste, indiquée à la fin des Métamo?'p/ioses ^ pWivdiii sans doute au maître de l'Olympe, mais déplairait au César du Palatin qui ferait entendre ses plaintes impérieuses.
Il semble très probable que cette épopée, cette Gigantomachie^ où, suivant les procédés de l'apothéose alexandrine, Auguste, vainqueur de ses ennemis, était représenté sous les traits de Jupiter, vainqueur des Géants, a été, sinon terminée, du moins entreprise par Ovide, et qu'un ordre de l'Empereur a forcé le poète maladroit à détruire une œuvre qui ne plaisait pas.
On a remarqué à bon droit' les comparaisons entre Auguste et Jupiter qui sont établies dans le livre II des Tristes.
L'épopée sur Jupiter vainqueur des Géants (v. 333:... domitos Jovis igné Gigantas Dicere) est identifiée avec l'épopée sur Auguste vainqueur de ses ennemis (v. 335 :... immania Caesaris acta Condere). Dans la plupart des poèmes écrits pendant l'exil, Auguste n'est pas seulement comparé à Jupiter; Auguste est Jupiter lui-même. Ovide a été banni: c'est la foudre de Jupiter qui Ta frappé; depuis qu'il en a senti le poids, il se croit menace du feu du ciel, chaque fois qu'il entend gronder le tonnerre'-. Plus malheureux qu'Ulysse, accablé par la colère de Neptune, il est lui-même accablé par la colère du tout-puissant Jupiter 3. Sa disgrâce est terrible : qui s'en étonnerait ? Elles ne sont