‹ La jeunesse d'OvideChapitre 165 sur 203 · Tristes, IV, v, v. îi-tt · texte numérisé non relu

Tristes, IV, v, v. îi-tt

4. Tristes, II, v. 179-180: V, ii, v. o.l-ru. — On trouve dans les Aitnotationes de la dissertation de F. Koepp (p. Wl-l)^) la hste de tous les passages où Ovide identifie Auguste avec Jupiter toniifint.

publiques, dont Tordre de l'Empereur, plutôt que les prières d'une amie, avait interrompu la composition. Ovide aurait dû comprendre qu'Auguste détestait cet abus de l'apothéose alexandrine. On l'a fait observer avec raison, « il semble que l'Empereur se soit efforcé de ne prendre de divinité que l'indispensable, si l'on peut parler ainsi ^ ». Il était bien forcé de laisser répéter qu'il était fils d'Apollon; il ne pouvait empêcher qu'on plaçât dans la bibliothèque du Palatin une statue qui le représentait sous les traits â'Actiiis Apollo ; mais il ne permit jamais aux Romains de l'appeler Dieu et de lui dédier des temples -. « L'Italie eut plus de liberté que Rome. Aussi voyons-nous, surtout dans l'Italie du Sud, les traces d'un culte adressé à Auguste, de son vivant nieme-^ ))Ouant à Rome, la ville frondeuse dont l'Empereur redoutait les railleuses inscriptions et les chansons mordantes, il ne consentit jamais à s'y laisser diviniser. Libre à la province de lui décerner les honneurs de l'apothéose ^^ : c'était article d'exportation que les fonctionnaires pouvaient tirer de leurs bagages, une fois \e pomerium franchi.

Les poètes, qui étaient admis dans l'intimité de l'Empereur, savaient les ménagements qu'il convenait de garder. Les Géologiques et VÉnéide^ les Odes d'Horace et les Elégies de Properce ne présentaient que de délicates aHusions, que des

1. Beiirlier, Essai sur le culte rendu aux empereurs romains, Paris. 1.S90, p. 16.

•2. Suétone, Auquste, i.ii, lxx : — Dion Gassius, LU, xx.

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