‹ La jeunesse d'OvideChapitre 169 sur 203 · Frts/e.^ V, V · texte numérisé non relu

Frts/e.^ V, V

2. Cette hypothèse se trouve encore mentionnée dans réditiuii d'Horace de Plessis et Lejay (Paris, Hachette, 1903, p. 132, note 4 de VOde iv du livre III).

3. Monumnif d'Anopr, xxi : — Duniv, Histoire des Romains, vol. 111, p. ;i6:!.

consacrées ^ Mais est-il croyable que, parmi le butin fait sur Fennemi, Auguste ait choisi une Gigantomachie semblable à celle qui était figurée sur le bas-relief de l'autel de Zeus à Pergame, — c'est-àdire l'apothéose de quelque roi d'origine heUénique, — pour la consacrer dans le temple qu'il faisait édifier en l'honneur de Mars? Est-il vraisemblable qu'Auguste, qui évitait toute apothéose à Rome et qui interdisait tout poème où il eût été assimilé à Jupiter, vainqueur des Géants, ait fait sculpter luimême, parmi les œuvres originales dont il ornait le temple de Mars, une Gigantomachie oii la malveillance se serait empressée de reconnaître des tendances du môme ordre que celles qui avaient inspiré le monument de Pergame?

Je crois que le poète des Fasles^ loujours hanté par les souvenirs de son épopée sur la guerre des Géants, dit simplement que le temple est digne du dieu qui a remporté un illustre trophée en tuant de sa main le Géant Mimas sur le champ de bataille de Phlégra. Peut-être aussi exprime-t-il discrètement le regret que Mars Ullor ne possède pas, en même temps que ce temple magnilique construit par Auguste, le poème dont il était digne, cette épopée où les héros de Phlégra et d'Actium auraient été associés dans une même adulatio.

Cette Gigantomachie à laquelle il tenait tellement, Ovide l'a-t-il laissé périr tout entière? Lecadre très vaste des Métamorphoses pouvait admettre facilement un tableau de la lutte des Olympiens et des Géants.

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