‹ La jeunesse d'OvideChapitre 182 sur 203 · Prop'erce. III, m (IV, ii, éd. M.), v · texte numérisé non relu

Prop'erce. III, m (IV, ii, éd. M.), v

suivant les rythmes de Philétas^ Pour célébrer le temple d'Apollon Palatin, élevé en mémoire de la bataille d'Actium, il demande à la Muse l'inspiration de Philétas et de Gallimaque :

Que les guirlandes romaines le disputent aux guirlandes de lierre de Philétas; que l'urne où puise Gallimaque, le poète de Cyrène, me fournisse l'onde sacrée 2.

Ovide ne sépare pas Philétas de Gallimaque. Dans le Remède d'Ainour — cette longue fantaisie de plus de huit cents vers où il affecte de rechercher des remèdes aux peines causées par l'amour qu'il a, dans VArt daim.er^ enseigné le moyen de faire naître et grandir — il place les deux poètes au premier rang de ceux qui ont donné des préceptes erotiques :

C'est malgré moi que Je vous le dis : ne touchez pas aux ])oùtes d'amour! Ce sont mes propres qualités poétiques que je proscris. Evitez Gallimaque, car il n'est point ennemi des passions amoureuses; et toi aussi, Philétas, poète de Gos, autant que Gallimaque, tu es nuisible 3.

Pour Ovide, Philétas, qui naquit dans l'île de Cos vers 340 et qui mourut à Alexandrie en 285, qui fut grammairien, philosophe, poète épique ^, est, avant tout, l'amant de Bittis"', qui a chanté sa pas-

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