Properce, M, xxxiv (MI, xxxii, éd. M.), v
Ailleurs, l'amant de Gynthia mentionne ensemble Galvus et Catulle, comme étant ses aînés et ses maîtres; il s'excuse auprès d'eux d'avoir osé, à leur exemple, chanter son amie et d'avoir essayé de la rendre plus célèbre que Quintilia, aimée par Galvus, et que Lesbie, aimée par Gatulle :
firàce à mes poèmes, il n'y aura pas de beauté plus connue que celle de Cynthia. Calvus, excuse ces paroles ! Catulle, ne t'en irrite pas K
Gatulle, qui, dans plusieurs de ses pièces, s'exprime de la manière la plus affectueuse sur le compte de son ami G. Licinius Galvus^, lui adresse, à propos de la mort de Quintilia, une petite élégie oii il lui dit combien son amie doit se réjouir dans la tombe de la constante affection de celui qui l'a aimée et chantée :
0 Galvus, si notre douleur peut faire parvenir jusqu'aux sépulcres muets quelque adoucissement, quelque consolation; s'ils trouvent quelque charme à nos regrets qui renouvellent nos amours anciennes, qui pleurent nos amitiés dès longtemps perdues, certes, ta Quintilia doit moins s'ailliger de sa mort prématurée que se réjouir de ton amour 3.
Tibulle ne fait aucune allusion à ses prédécesseurs. Mais Ovide, dans le poème qu'il consacre à la mémoire du maître dont il déplore la perte, dit quels sont les élégiaques déjà morts qui feront accueil à l'amant de Délia et de Nemesis :
1. Properce, II, xxv (111, xx, éd. M.), v. 3- •2. Catulle, Carmina XIV, L, LUI.