Art cCaimer, III, v. 333-334; v
o Properce, toi qui as consacré toute ton œuvre à la seule Cynthia? Qui a pu sortir insensible d'une lecture de Gallus ? Et Je ne sais quels accents semblables aux chants de ces poètes ont mes propres chants '.
Dans cette longue pièce d'apologie personnelle, qui compose à elle seule le livre II des Tristes^ Ovide cite pour sa défense tous les poètes latins que leurs chants d'amour ont fait connaître :
C'est ainsi que Catulle, en ses badinages, a souvent chanté cette femme qu'il désignait sous le pseudonyme de Lesbie. Et il ne se contentait pas de Lesbie, puisqu'il a dévoilé de nombreuses amours oi^i il confesse lui-même ses fréquents adultères. Pareille, aussi grande fut la licence de Calvus, ce petit homme 2, qui dans des poèmes de rythmes divers, a célébré ses larcins amoureux. Pourquoi rappeler les poésies de Ticidas, celles de Memmius, où chaque chose est nommée par son nom, où les noms font rougir? Cinna est le digne compagnon de ces poètes, Anser est plus éhonté que Cinna. Les ouvrages de Cornificius et de Caton sont également légers. Et ces œuvres aussi, Metellus, où l'on voit nommée du nom de ta famille cette femme que dissimulait d'abord le pseudonyme de Perilla? Il n'a pas su, lui non plus, taire le secret de ses passions, ce poète qui a conduit le navire Argo jusqu'aux rives du Phase-'. Ils ne sont pas moins criminels les vers de Servius et ceux d'Iïortensius. Qui n'oserait se mettre à la suite de tels poètes? Sisennaa traduit les œuvres d'Aristide; et il n'a pas nui à sa gloire d'avoir mêlé à son (Puvre historique des amusements trop libres. Cela n'a pas été une honte pour Callus • d'avoir célébré Lycoris : ce qui