Virgile, Enéide, f, v. 40j : Et vera incessu paluit dea
sur la correcte pureté d'élocution particulière aux Romains de bonne famille élevés par leurs mères ^ La vie simple et utile, honorable et cachée, de Claudia a été celle de la plupart des femmes romaines de la bonne époque; et, quand les mœurs se corrompirent, elle resta la vie de la plupart des provinciales, éloignées de la corruption romaine.
Elles vivaient ainsi, les mères d'Etrurie,
Celles du Latium et dupayssabin,
Gardant comme un trésor, loin du tumulte humain,
Le travail, la pudeur, les dieux et la patrie 2.
La grandeur et la servitude féminines de la mater
familial se conservaient intactes dans les contrées
qui demeuraient fidèles aux antiques traditions de
TEtriirie, du Latium et du pays sabin. Gardienne des
clefs, maîtresse absolue de la maison, la mère de
famille siège dans l'atrium, au milieu des serviteurs
et des servantes qu'elle dirige^. Les hommes se
vantent de commander à tous les peuples, mais
ils doivent confesser qu'à la maison ils obéissent à
leurs femmes'*. Pour les matrones, tout pouvoir
^^ expire au seuil de cette maison où leur vie doit
l^fts'écouler, honorée de la famille, mais ignorée au
^■dehors. Que personne ne parle d'elle, que le fils
^f môme s'abstienne de la célébrer dans ses poèmes :
■L. tel est, conformément aux idées romaines, le lot de
\. Ciréron, lirutus, lviii, 211.