‹ La jeunesse d'OvideChapitre 26 sur 203 · Virgile, Enéide, f, v. 40j : Et vera incessu paluit dea · texte numérisé non relu

Virgile, Enéide, f, v. 40j : Et vera incessu paluit dea

sur la correcte pureté d'élocution particulière aux Romains de bonne famille élevés par leurs mères ^ La vie simple et utile, honorable et cachée, de Claudia a été celle de la plupart des femmes romaines de la bonne époque; et, quand les mœurs se corrompirent, elle resta la vie de la plupart des provinciales, éloignées de la corruption romaine.

Elles vivaient ainsi, les mères d'Etrurie,

Celles du Latium et dupayssabin,

Gardant comme un trésor, loin du tumulte humain,

Le travail, la pudeur, les dieux et la patrie 2.

La grandeur et la servitude féminines de la mater

familial se conservaient intactes dans les contrées

qui demeuraient fidèles aux antiques traditions de

TEtriirie, du Latium et du pays sabin. Gardienne des

clefs, maîtresse absolue de la maison, la mère de

famille siège dans l'atrium, au milieu des serviteurs

et des servantes qu'elle dirige^. Les hommes se

vantent de commander à tous les peuples, mais

ils doivent confesser qu'à la maison ils obéissent à

leurs femmes'*. Pour les matrones, tout pouvoir

^^ expire au seuil de cette maison où leur vie doit

l^fts'écouler, honorée de la famille, mais ignorée au

^■dehors. Que personne ne parle d'elle, que le fils

^f môme s'abstienne de la célébrer dans ses poèmes :

■L. tel est, conformément aux idées romaines, le lot de

\. Ciréron, lirutus, lviii, 211.

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