‹ La jeunesse d'OvideChapitre 27 sur 203 · Louis Bouilhet, Melssnis, chant V · texte numérisé non relu

Louis Bouilhet, Melssnis, chant V

3. Cornélius Nepos, Préface : Mater familias pinnum U tenel aedium.

't. IMutar(iue, Vie de Caton VAncien, viir.

l'honnête femme qui ne doit pas exister hors de chez elle.

La veuve seule peut et doit sortir de cette réserve. On connaît la grande influence sur ïiberius et Caius Gracchus, le vrai rôle politique deCornélie, la mère des Gracques : la veuve de Tiberius Sempronius Gracchus devait suppléer, et elle suppléa virilement, le pater fani'iliai> mort jeune. Elle aussi, veuve de bonne heure, la mère de Properce a dû veiller sur l'éducation de son fils, et elle a réussi à exercer une action notable sur son développement intellectuel et moral. Les poèmes d'Ovide ne témoignent d'aucune inspiration maternelle. L'auteur des Amours et de VA?'t cF aimer n'est pas un homme élevé par une honnête femme.

D'ailleurs, quand le futur poète était enfant, les difficiles devoirs de la première éducation pouvaient être remplis par le père dont ils sont le partage. Le père d'Ovide, qui mourut âgé de quatre-vingtdix ans, peu avant l'année 762 de Rome, où son fils âgé de cinquante et un ans^ partait pour l'exil, était dans toute la force de l'âge en 711 (43 av. J.-C.).

Jusqu'à la septième année, le gouvernement de l'enfant appartient à la mère ; le petit garçon de sept ans passe sous la direction immédiate du père. Si l'on prend à la lettre l'hémistiche des T?'istes, « mes parents mont enseigné- », il faut admettre que le père et la mère unirent leurs leçons

Page 1