‹ La jeunesse d'OvideChapitre 33 sur 203 · Amuui\s, l, xui, V. 13-14 (17-18, Merkel · texte numérisé non relu

Amuui\s, l, xui, V. 13-14 (17-18, Merkel

si grand rôle dans les classes. L'usage que l'on faisait de cette longue verge pliante a môme accrédité Tétymologie fantaisiste qui veut que le mot ferula soit un dérivé du wevh^ ferire^ frapjjer^. La férule a toujours désigné tous les instruments en général qui servent à frapper les écoliers, puisque la Conduite des écoles chrétiennes en donne, en effet, cette description : <( Un instrument formé de deux morceaux de cuir cousus ensemble, long de 10 à 12 pouces, compris le manche pour le tenir. >> L'auteur de Y Art d aimer ennoblit la férule en en faisant remonter l'usage jusqu'aux temps mythologiques ; il veut peut-être se consoler de Tavoir lui-même reçue trop souvent, en prétendant qu'Achille, lui aussi, a subi les coups de la verge pliante rigoureusement maniée par son précepteur, le centaure Ghiron :

Ces mains dont Hector devait sentir le poids, Achille enfant, sur l'ordre de son maître, les tendit au châtiment^.

Peut-être Ghiron, par un raffinement de cruauté familier aux grammairiens romains, frappait-il sur les mains ouvertes de son élève; peut-être Achille était-il aussi adroit que Juvénal et ses camarades pour retirer au moment précis les mains ouvertes qu'allait atteindre la férule^.

Pendant les trois ou quatre années passées î\

1. Isidore de Séville, Origines^ xvn. 9 : A feriondo, fonilam dicunt ; liac enim pueri vapuLare soleni .

Page 1