‹ La jeunesse d'OvideChapitre 34 sur 203 · Arl cVaiîner, 1, v · texte numérisé non relu

Arl cVaiîner, 1, v

'?. Juvénal, Satires, 1, v. irj: Ef 7ws ergo manu/)) /eni/'ir snbdn.iii/ms.

l'école, le maître, à grand renfort de coups de férule, enseignait à ses disciples l'orthographe et la grammaire ; il leur dictait, de longs extraits des vieux poètes qu'il leur faisait apprendre par cœur. L'étude de la langue grecque tenait dans cette sorte d'enseignement secondaire la place très importante que le programme des collèges de notre ancienne Université attribuait au latin.

Tite-Live constate qu'à son époque l'enseignement du grec était général'. Les écoliers de la génération de Gicéron apprenaient même plus de grec que de latin. Gicéron, à qui il n'était pas permis d'écouter les rhéteurs latins, suivait les leçons des rhéteurs grecs. Il étudiait môme la poésie grecque avec Archias et il traduisait en vers latins les poèmes didactiques de l'alexandrin Aratos; il composait — très probablement en grec — un petit poème original, mentionné parPlutarque qui l'avait lu2, Pontios Glaiicos^ o\x était racontée l'histoire merveilleuse de ce héros d'une tragédie perdue d'Eschyle, Glaucos, le pêcheur d'Anthédon, transformé en dieu marin.

Ovide a-t-il, comme Gicéron, composé des poèmes grecs sur les bancs de l'école? Nous l'ignorons. Pour conjecturer qu'il avait écrit des vers grecs, on s'est fondé sur une pièce des Tristes^ adressée à une certaine Perilla, d'ailleurs inconnue^*.

1. Tite-Live, IX, xxxvi : Ilaheo auclores vnlcjo lum [en l'an 444 de Rome, 3i0 avant Jésus-Christ] ?-o>?2anos pueros sicul mine gt'aecis, lia etruscls lié le ris erudiri salilos.

Page 1