‹ La jeunesse d'OvideChapitre 36 sur 203 · Trist., m, VII, v. H-2G · texte numérisé non relu

Trist., m, VII, v. H-2G

grec comme le latin; ils se rendront ainsi plus aimables auprès des femmes :

Ne considérez pas comme un soin futile de cultiver votre esprit par les arts libéraux et d'apprendre les deux langues ^.

Une des lettres de Texil prouve qu'il parlait luimême les deux langues avec la même facilité :

Rarement le matelot traverse la mer immense qui me sépare de ritalie ; rarement le matelot aborde sur ces rivages privés de port : mais, qu'il sache parler grec ou latin, les relations avec lui me seront certainement plus agréables^.

L'œuvre entière d'Ovide prouve qu'il connaissait admirablement tous les poèmes grecs, depuis les épopées homériques et les tragédies attiques, jusqu'aux élégies et aux idylles épiques de la période alexandrine. C'est à l'école de grammaire qu'il avait appris les éléments qui devaient plus tard lui permettre de parler la langue grecque comme sa langue maternelle et d'étudier à fond la littérature d'Athènes et d'Alexandrie.

Ovide dut sortir de l'école de grammaire entre Tan 28 et Tan 26. Les écoliers quittaient le cjrammaticu^ au moment où ils prenaient la toge virile, d'ordinaire le 17 mars, à cette fête des Libcralia^ célébrée en Thonneur de Bacchus Liber ^ dont les Fastes discutent les origines :

Pourquoi, ô Bacchus, éclatant de beauté, est-ce le jour de la fête que Ton choisit pour donner aux enfants la toge de

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