‹ La jeunesse d'OvideChapitre 38 sur 203 · Trist., IV, X, v · texte numérisé non relu

Trist., IV, X, v

tor à peu près le môme enseignement qu'il recevait du grammaticus^ alors qu'il portait la robe prétexte. Mais il n'est plus battu : au maître qui le menacerait de la férule ou de ce terrible flageUum aux lanières de cuir, munies de nœuds et terminées par des pointes de fer, il répondrait avec plus de succès que ne le faisait le Gavius des Verrines au mauvais propréteur de Sicile : Civis Romamis sumK

11 est d'ailleurs peu probable que le rhéteur ait l'idée de battre son élève; car cet élève n'est plus un écolier : c'est un étudiant, citoyen libre, qui a choisi son maître-. On comprend que le rhéteur brutal aurait risqué de n'avoir aucun disciple.

Si nous ignorons le nom du grammairien qui fut imposé à Ovide, nous savons parfaitement de quels maîtres de rhétorique il fit choix : on trouve des renseignements presque exacts dans le manuscrit de Pomponius Lactus, qui indique Marcellus Fuscus et Porcins Latro-^ Il s'agit de M. Arellius Fuscus et de Porcins Latro que les Controverses de Sénèque le Rhéteur nous font très bien connaître.

\. Gicéron, Be Suppliciis^ lxii, 162.

2. Aulu-Gelle, Noct. Attic, XVllI, iv, 1 : Cum jam adides'cenluli Uomaepraetexlam et piierilem toqam rniiiassemus, niof/i.strosque fane nobismet ipsi exploratiores fjuaerereynus.

3. Deinde apud Marcellum Fuscumrkelorem, cujus aiidilor fuit, optime declamavit . Admiratov plurinnun Porcii Ldtronis fuif;qiien) adeo studiose audivit ut mullas ejiis senicntias in versus suos trans tulevit (P. Ovidii Nasonis vita ex velusto codice Pomponii Lacli, Ovide, L'dit. Lemaire, vol. Vlll. p. Tj).

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