‹ La jeunesse d'OvideChapitre 41 sur 203 · Aulu-Gelle, Nocl.Altic, XV, xi · texte numérisé non relu

Aulu-Gelle, Nocl.Altic, XV, xi

1. Cicéron, De Oralore, 111, xxiv, 9;{-94. — \(<ir, sur celle question, l'article de H. Piclion, L' Affaire des Hhelores Latini (lievuedefi Eludes anciennes, janvier-nmrs J!)04, p. 'M-i]).

L'édit des censeurs de 92 ne devait pas arrêter longtemps les progrès de l'enseignement nouveau fondé par les rhéteurs latins. Nous possédons, en effet, sous le nom de Rhétorique à Herennius, un vrai manuel de rhétorique latine ; ce traité a été longtemps attribué à Gicéron : mais des détails précis sur l'auteur et des allusions à des faits historiques récents permettent d'établir que ce manuel, œuvre d'un rhéteur de profession déjà avancé en âge, a été composé vers 82. Dix ans après l'édit de Crassus, la rhétorique latine était donc une science constituée. Gicéron, qui n'avait pas eu l'autorisation de suivre, étant étudiant, les leçons des rhéteurs latins, mais qui avait déclamé en grec jusqu'au temps de sa préture, c'est-à-dire jusqu'à l'âge de quarante et un ans ^, devait, à la lin de sa carrière, devenir l'émule du maître inconnu dont il avait pratiqué, dont il avait même imité de près, dans son traité Sur rinvention, la Rhétorique à Herennitfs.

Gicéron est le premier Romain, professeur de déclamation en latin, dont l'école nous soit connue.

En 45, la victoire définitive de Gésar avais mis fin brusquement au rôle politique du consul de 63. En face du pouvoir absolu du dictateur, consul sans collègue, l'opposition de l'orateur qui défendait depuis trente ans le parti de la classe libérale, aristocratique ou bourgeoise, mais hostile à la tyrannie, élait réduite au silence. Gésar lui faisait des loisirs : le vieux consulaire en profita pour donner une autre direction à son activité.

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