Pont., IV, VII, v
3. Cf. M. Koch, Prosopoyrapliiae Ovidianae elementa, Breslau, 1865. — B. Lorentz, De Amicorum in Ovidii Tristibus pcrsoîiis, Leipzig, 1881. — 0. Hennig, De P. Ovidii Sasonis poetae so(tollhu<i. Beslau, 1883.
avec une certaine vraisemblance que du rhéteur Julius Bassus, dont les Controverses de Sénèque citent plusieurs échantillons de discours d'école et dont Ovide, dans les Trutes, rappelle à la fois le talent de poète et le dévouement d'ami :
Bassus, que ses vers iambiques ont rendu célèbre, était un des membres les plus aimables de ma société ^
Le poète des Pontiques et des Tristes ne dit rien de ses maîtres Porcius Latro et Arellius Fuscus; c'est par Sénèque le Rhéteur surtout que nous les connaissons.
Le compatriote, le condisciple et l'ami de Sénèque, M. Porcius Latro, était né en Espagne, peut-être à Gordoue, entre l'an 60 et l'an 50 avant Jésus-Christ. Au dire de saint Jérôme, il se tua, l'an 3 avant Jésus-Christ, parce qu'il ne pouvait se guérir d'une lièvre quarte opiniâtre, qui le consumait. Elève brillant, mais indiscipliné du rhéteur Marullus, homo satis aridus^ dit Sénèque, il se moquait toul haut de la sécheresse de son maître, et, profitant du relâchement de la discipline à l'école de rhétorique, où la férule n'avait pas droit de cité comme à l'école de grammaire, quand il estimait que xMarullus déclamait un corrigé mal venu, il lui coupait la parole et imposait h son maître et à ses camarades le corrigé qu'il improvisait luimême.
Cet élève autoritaire devint bientôt un maître célèbre, mais bizarre. Véritable paysan espagnol,