‹ La jeunesse d'OvideChapitre 70 sur 203 · Politiques, IV, v, v · texte numérisé non relu

Politiques, IV, v, v

li. Horace, Salives, 1, v.

4. Stace, Silves, II, ii, v. 12 : Appia longavum... reyina viarnm.

le censeur Appius Claudius Caecus (312 av. J.-C), continuée par César de Capoue jusqu'à Brindes, le grand port de l'Adriatique, au temps d'Ovide, la Via Appia^ large, très bien entretenue par les soins d'un ingénieur spécial [curator Viae Appiae)^ pavée de larges dalles jusqu'à la ville de Capoue, cailloutée de Capoue à Brindes, mettait en communication directe Rome avec la Grèce et l'Orient : de Rome à Rrindes, ses dalles ou ses cailloux étaient broyés par les roues des nombreuses voitures qui la parcouraient \

On faisait généralement à pied la première étape, de la porte Capèneà la petite ville d'Aricie (I6milles romains; 23 kilomètres), au milieu des monuments funéraires qui bordaient des deux cotés la Voie Appienne. Il est probable qu'Ovide s'arrêta dans la petite ville consacrée à Diana Aricia, l'épouse d'Hippolyte, fils de Thésée, ressuscité sous le nom de Yirbius, et qu'il alla visiter le lac fameux et le bois voisin où se trouvait le sanctuaire du Rcx Nemorensis — le « prêtre de Nemi » de Renan — cet esclave fugitif qui était le ministre àa Diana Aricia jusqu'au jour où un autre esclave le tuait pour lui succéder, comme il avait tué lui-même son prédécesseur.

Ovide, qui se fera l'historien de la légende d'Hippolyte-Virbius-, se souvient peut-être de son voyage de jeunesse, quand il décrit le sanctuaire de Diane où, pendant les fortes chaleurs de l'été, les femmes romaines vont en pèlerinage :

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