‹ La jeunesse d'OvideChapitre 74 sur 203 · Amours, 11, xvi, v. 24: ... vestrus. ciirva Malra. sinus · texte numérisé non relu

Amours, 11, xvi, v. 24: ... vestrus. ciirva Malra. sinus

l'opulente Syros, Gythnos, la plate Sériphos, Gyaros, Te'nos, Andros ' , et l'île, séjour autrefois célèbre des Nymphes de Gorycie, l'île entourée par les flots de la mer Egée, qui se nomme Géos ~. Il a longé le cap Sunium, exposé aux flots, et il est parvenu à l'asile sûr ofl'ert par le golfe du Pirée \

Alors que la terre d'Attique apparaissait lointaine, le chœur d'OEdipe à Colone devait chanter dans la mémoire érudite d'Ovide : « 0 étranger, te voici dans un séjour qui est le plus délicieux de ceux de la terre habitée^ ! » Le jeune étranger a-t-il pénétré au fond des verdoyantes vallées où gémissent en foule de mélodieux rossignols, habi-

1. Métamorphoses, VII, v. 463 et suiv. Catalogue des îles qui ont accordé ou refusé leur concours à Minos, roi de Crète, préparant la guerre contre Egée, roi d'Athènes. Enrico Cocchia(La Geoqrafia lieue Melamorfosi cCOoidio, Napoli, 189H, p. 9, note 2) fait remarquer que ïhumilis Myconos des Métamorphoses était la celsa Myconos de VEnéide (III, v. 16). Je suppose qu'Ovide, qui a visité la Grèce et les îles, avait ses raisons pour corriger Virgile. Myconos possède bien une n)ontagne (Pline, N. F., IV, xii, 22 : Myconos cum monte Diniasto) : mais Benoist remarque avec raison que « les poètes appellent élevées même les îles basses, ne considérant que l'éminence qu'elles forment au-dessus de la mer » (note au vers 76 du livre III de VEnéide). Ovide note l'aspect de l'île, tel qu'il Ta vu de la haute mer. — Métamorphoses, V, v. 251 et suiv. Iles de la mer Egée au-dessus desquelles passe Minerve qui se dirige sur un nuage de Sériphos à Thèbes en Béotie ; Vil, v. 464, ... planamque St'riphon. « Improprio é anche l'appellativo di plana dato a Sériphos. » (Coccnia.) Cf. Ciris, v. 417: ... sèment i fer amque Seriphoti (Scaliger conjecture serpentiferam ; d'autres critiques, amomiferam, àVwiJLov, plante odoriférante ; saluti/'eram, etc.). L'île de Sériphos n'était (pi'un rocher nu {saxo Seripho, Tacite, Annales, IV, xxi), de petites dimensions (parva Seripfw, Juvénal, Sa///-., VI, v. o64 ; X, V. 170). Strabon constate que cette île est, de sa nature, fort rocailleuse (X, v, 10). — Vue de la haute mer, Sériphos apparaît /jlana aux yeux d'Ovide, qui ne distingue pas les aspérités des rochers peu élevés.

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