Louis Bouilhet, Mehvnis, chant I
sance d'Ovide comme les fées des contes de Perrault faisaient pour les princes charmants, a permis à son filleul favori de devenir le maître du chœnr des artisans habiles à plier le vers latin à toutes les fantaisies érudites et bizarres. L'auteur de VArt cVaimer^ du Remède d'amoii?% du poème didactique sur les moyens de réparer — à force de cosmétiques — (( des ans l'irréparable outrage », est le chef de file des ouvriers obscurs dont le nom est ignoré, dont Tœuvre disparue n'est rappelée que par les Tristes, et qui ont consumé leur temps et leur peine à célébrer laborieusement dans leurs poèmes didactiques les préceptes de la natation ou les règles du jeu de paume, des osselets et du cerceau :
D'autres ont érrit l'art de jouer aux jeux de hasard, grand sujet de blâme aux yeux de nos ancêtres ! ils ont enseigné ce que valent les dés, la manière de les lancer pour amener le point le plus fort et éviter le chien fatal, quels sont les nombres de la tessère^..
En dernière analyse, quelque problématique que puisse paraître l'influence de la déesse des (Juinquatries sur Ovide, cette influence est évidemment, parmi celles qui ont entouré le berceau du nouveau-né du 20 mars 43, la seule qui ait dirigé l'évolution artistique du futur poète.
A la vérité on pourrait reprocher à la bonne fée, qui s'est chargée des destinées de l'enfant, de ne pas avoir avancé d'un jour la naissance de son protégé. Né le 20 mars, — le premier jour des fêtes de la Mi-