‹ La jeunesse d'OvideChapitre 83 sur 203 · Tacite, Annales, H, i.ni-i.iv · texte numérisé non relu

Tacite, Annales, H, i.ni-i.iv

Rome en tirait son origine », la cote d'Asie, Golophon en lonie et Claros, où il consulta l'oracle d'Apollon.

Ovide, après avoir quitté Troie, fit à peu près le même voyage que Germanicus devait faire une quarantaine d'années plus tard. Il avait un compagnon, un guide pour visiter l'Asie. Bien longtemps après, alors qu'il était relégué en Scythie, postérieurement à l'an 9 de l'ère chrétienne, il éprouvait un plaisir douloureux à rappeler à son ami Macer, dans une lettre envoyée des bords du Pont, les vieux souvenirs de cette agréable promenade en Asie qu'ils avaient faite ensemble vers l'an 25 avant Jésus-Christ :

Tu étais mon guide, ô Macer, quand nous avons visité les superbes villes de l'Asie ^ 1

On s'est demandé quel était le guide du jeune poète ; on connaît, en effet, à l'époque d'Auguste, divers personnages du nom de Macer. Ovide luimême cite Aemilius Macer parmi les poètes entrés avant lui dans la carrière, avec lesquels il a eu l'honneur d'être en rapports à ses débuts :

Souvent — dit-il — souvent, Macer, poète plus âgé que moi, m'a lu ses Oheaux^ son poème sur les Serpents dont le poison tue, son poème sur les herbes qui guérissent^.

Aemilius Macer de Vérone, ami de Virgile',

\. Pontiques, 11, x, v. 21.

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