Tristes, IV, x, v. 43-i't
:i. D'après Servius, Macer, dans VEglouuc V de Virgile, serait désigné sous le nom de Mopsiis.
poète didactique, imitateur de Nicandre et comparé par Quintilien à Lucrèce^ avait composé une Ornithogonia^ des Theinaca^ un poème Jjotanique De Herhis^ que Pline l'Ancien cite parmi les sources des livres IX, X, XI et XVIl de son Histoire Naturelle. Mais la Chronique de saint Jérôme note à l'an 15 avant Jésus-Christ la mort en Asie de Macer, le poète de Vérone : ce n'est donc pas a lui qu'Ovide exilé pouvait adresser une de ses Pontiqiies 2.
C'est à un poète épique nomme Macer que cette lettre était adressée :
Tu chantes ce que l'éternel Homère a laissé à chanter : tu veux que la dernière main soit mise à Thistoire des guerres troyennes-^.
Une Elégie des Amours était adressée à Macer : alors qu'il composait lui-même son poème sur la guerre de Troie, Ovide travaillait à ses Héroïdes :
Pendant que tu conduis ton épopée jusqu'à la colère d'Achille, pendant que tu revêts de leurs premières armes les héros conjurés, moi, ô Macer, je me repose dans l'ombre chère à l'indolente Vénus, et le jeune Amour brise l'impétuosité qui aurait pu oser une grande œuvre '•.
A la lin de cette pièce, Ovide remarque cependant que ses propres llrro'/des traitent souvent l(îs mêmes sujets que l'épopée de Macer : il a ima-