Quintilien, Institut. Oraf., X, i, 50 et
2. Sur Macer, voir H. Unger, De Aonilio Macro Mcandri imitatore, Friedland, 184o.
;?. Politiques. II, X. V. i;m4.
t. AiiinlU'x. 1 1, WllI. V. 1-4.
giné des lettres de Laodamie à Protésiias, de Paris à Hélène, d'Hélène à Paris; Macer met en scène les mêmes personnages :
Tu ne prends pas, ù Macer, les précautions convenables à un poète qui chante les combats. Au milieu des travaux de Mars, tu ne crains pas de parler des flèches d'or de TAmour. Voici Paris et son amante adultère: c'est l'illustre grief qui a causé la guerre de Troie. Voici Laodamie, compagne dans la mort de son mari qui n'est plus. Si je te connais bien, tu traites ces épisodes d'amour aussi volontiers que les faits de guerre, et, de ton camp, tu passes souvent dans le mien^.
L'auteur des Politiques donne à son ami le nom de poète d'ilion, Uiacus Macer-. Tous les renseignements fournis par Ovide sur Macer prouvent qu'il était l'auteur d'un poème anté-liomérique, imité des cycliques, qui commençait au rapt d'Hélène, et qui, après avoir raconté le départ pour Troie des Acliaïens conjurés, la mort de Protésiias et les événements des premières années du siège, s'arrêtait à la colère d'Achille, sujet de VIliade homérique.
Le poète épique Macer était un Asiatique d'origine, il se nommait I*ompeius Macer; il avait pour grand-père un intime ami de Pompée, Théophane de Mitylène, historien célèbre, homme politique éminent qui, au dire de Strabon, était le Grec le plus illustre de son temps'^ Grâce à son influence sur Pompée dont il écrivait l'histoire, le citoyen de