Hér., X, V
1). Amours, III, x, v. 19 ; — Arl (/'aimer, I, v. 298. 10. Fasl., IV, V. 285 : Tum laeva Creten... Deseril. M. llér.,\\l, V. 299 :
Non habuitte mpm qno Cressia retina viderrl Aptius : o mira calliditate cirum !
LA JEUNESSE DOVIDE 165
d'Asie en Sicile, le futur poète ait laissé échapper une occasion favorable de parcourir la Crète, où il devait placer la scène de nombreux récits mythologiques.
Ovide a-t-il visité l'Égyple, Alexandrie et les bords du Nil? Dans VÉlégie déjà citée \ qu'il écrivait au moment de partir pour Texil, il semble indiquer que, s'il a déjà voyagé en Grèce et en Asie, il n'a jamais été en Egypte:
Je mets à la voile, et ce n'est pas pour me rendre à Athènes, où je me suis autrefois rendu, jeune étudiant. Ce n'est pas pour aller vers les villes de l'Asie, pour parcourir toutes les contrées que j'ai déjà visitées. Ce n'est pas pour déliarquer dans la célèbre ville d'Alexandre, et pour voir tes rivages abondants en délices, ô Nil, tleuve du pays ou l'on s'amuse-.
L'Egypte n'est pas au nombre des contrées qu'Ovide a visitées dans sa jeunesse [locavisaprius). Et, cependant, ses poèmes prouvent qu'il connaît bien le pays; une invocation qu'il adresse à Isis est très documentée au point de vue de la géographie :
0 Isis, toi qui fais ta demeure à Paraetonium, dans les champs voluptueux de Canope, à Memphis, à Pharos, où abondent les i)almiers, au milieu de la région où le Xil rapide, qui se laisse glisser dans son large cours, va par sept embouchures se jeter dans les eaux marines, je t'en conjure par Ion sistre et parla tête du vénérable Anubis (et qu'à ce prix le pieux Osiris agrée toujoui"S tes cérémonies sacrées), que