‹ La jeunesse d'OvideChapitre 91 sur 203 · Trist., 1, H, v. Tï · texte numérisé non relu

Trist., 1, H, v. Tï

Nec peto, quns quoiulam petii studioms, Alhetuis Oppidn non Asiae, non lova visaprius,

Non, nt Ale.ranilri clarttni ilelatns ad nrhinn, /)rtiiias vidrnni, Nili' Jorusf. tun.i

le serpent se glisse paresseusement autour des offrandes, qu'Apis, le dieu qui porte des cornes, accompagne ta pompe religieuse •.

Mais le culte d'Isis était très répandu; ses sanctuaires étaient bien connus, et le poète pouvait en parler sans les avoir visités. Il pouvait avoir entendu à Rome môme cette musique célèbre sur les bords du Nil -, ces sistres qui résonnaient bruyamment dans les concerts en Thonneur d'Isis, la génisse divine de Pharos ou de Memphis, la déesse parée des bandes de lin ^. il n'était pas besoin d'avoir séjourné en Egypte pour savoir que, dans le lit du Nil aux sept embouchures '% où croissent le papyrus "' et les lentilles ^^ habite le crocodile qui fournit aux coquettes une substance propre à blanchir le teint le plus brun". Tous les élèves des écoles de déclamation devaient connaître la légende de la sécheresse qui, au temps du féroce Busiris, avait épuisé pendant neuf ans la fertile terre d'Egypte, et le procédé dont le tyran avait usé pour ramener les pluies fécondantes ^. Et ce ne sont certainement pas les savants d'Alexandrie qui avaient enseigné à Ovide que, dans l'épouvante

1. Amours, II, xni, v. 7-14. — Cette invocation est reproduite en résumé dans les Métamorphoses (IX, v. 172 et suiv.), où, au lieu des genialia nrva Canopi, il est question des Maraeotica arva.

2. Amours, III, ix, v. 33; — Art craimer, 111, v. 318; v. 635: — Pont., I, I, V. 38.

3. Art cVaimer, 1, v. 77;ill, v. 393; — Amours, II, n, v. 25 : — Fastes, V, v. 619; — Tristes, II, v. 297 : — Pont., I, i, v. 51.

4. Amours, 111, vi, v. 39 ; — lier.. XIV, v. 107 ; — Met., I, v. 422.

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