‹ La jeunesse d'OvideChapitre 95 sur 203 · Vont., 11, .\, v. 21-i · texte numérisé non relu

Vont., 11, .\, v. 21-i

Pélore, Lilybée et Pachynos'' ». Le poète a relevé la position des trois promontoires :

La Sicile dirige trois pointes vers lamer :Pachynos, tourné du côté de l'Auster, vent qui amène la pluie ; Lilybée, du côté des doux Zéphyres ; Pélore, exposé au soufflede Borée, dans la direction de la Grande-Ourse que ne baignent jamais les Ilots de la mer^.

Ovide connaît le détroit de Sicile que resserre le promontoire de Pélore '■. Ce détroit est dangereux :

Jusqu'au milieu des eaux s'avancent des montagnes de rochers, Charybde, fatale aux navires, qui tantôt absorbe la mer, tantôt la vomit ; Scylla, le monstre insatiable, entourée d'une ceinture de chiens cruels, qui faitretentir desesaboiements la mer de Sicile ''.

Les lianes de Scylla épouvantent les eaux du détroit de Sicile^. La légende du monstre est longuement racontée dans les Métamorphoses :

Sur la rive droite Scylla, sur la rive gauche l'infatigable Charybde sont la terreur du détroit. Celle-ci dévore et revomit les vaisseaux qu'elle a engloutis; celle-là, dont une meute de chiens féroces forme la noire ceinture, a le visage d'une Jeune tille; et, si tout n'est pas fiction dans ce que nous ont laissé les poètes, elle fut jadis une jeune liUe^'.

Le rocher de Charybde, dont le vent du midi fait

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