Cicéron, De Signis. lui
Sénèque rappellera que la source d'Aréthuse est une des merveilles qui invitent à faire le voyage de Sicile :
Tu verras la source d'Aréthuse que les poètes ont rendue si célèbre, lu verras cette source si limpide, si transparente, jusqu'au fond, répandant des eaux si fraîches. Ces eaux, les trouve-t-elle sortant du sol pour la première fois à Syracuse, ou est-ce un fleuve englouti sous les terres, conservé intact sous les mers, préservé de tout mélange avec une eau moins pure, qu'elle fait reparaître à Syracuse ' ?
La légende d'Aréthuse, dont il est déjà parlé par le poète Pindare et par l'historien Timée^-, doit son origine à la propagation en Sicile du culte d'Artémis d'Arcadie et de ses Nymphes, honorées sur les hords de l'Alphée, le nourricier^ le plus grand lleuve du FMloponèse. Le dieu du fleuve s'éprend d'Aréthuse (à'poo), arroser], fille d'Okéanos et de Doris, et Nymphe d'Artémis. Pour dérober sa compagne aux poursuites du dieu, Artémis change Aréthuse en une fontaine dont les eaux vont jaillir bien loin du Pcloponèse, dans la petite île d'Ortygie, sur la côte de Sicile. Au travers des flots marins, le dieu Alphée cherche toujours à rejoindre la Nymphe Aréthuse; et, depuis les rivages du l^éloponèse jusqu'à ceux de la Sicile, les eaux du fleuve et celles de la source courent sans se mêler. Une pièce d'or jetée h Olympie, dans le cours du fleuve Alphée, reparaît dans l'île d'Ortygie, à la surface des eaux delà source Aréthuse.