Voir Appendice V
Canel, Charles Carron et de Montcarville cédèrent, à Honoré Balzac seul, tous les droits de propriété sur le La Fontaine et sur le travail exécuté1.
Cette cession fut faite par Canel et consorts à Balzac pour indemniser celui-ci des sommes qu'il avait servies à Canel en vue de l'entreprise desdites œuvres de La Fontaine, « que le sieur Urbain Canel est dans l'impossibilité de continuer ».
A l'enregistrement, Balzac déclara ces sommes comme montant à cinq mille francs. Mais un document plus précis et plus précieux nous renseigne exactement. Car, par un acte du 9 mai 1826, Urbain Canel déclare qu'il s'est couvert par trois billets, l'un de 2250 francs, l'autre de 3000 francs, l'autre de 4000 francs, tirés du 15 mai 1825 au 31 août 1826, sur Mrae Berny (sic). Ce qui donne le chiffre de 9250 francs comme prix de la vente du La Fontaine7.
Voilà donc que nous est révélée, dès le début, dans les affaires de Balzac, l'intervention de l'amie chère qui s'était attachée à lui d'une affection tendre et maternelle ; elle lui assurait le moyen « de sefairelibre » et d'être un homme