Voir Appendice V, pièces n0' 19 et
5. Voir le texte in extenso de cette leître, Appendice V, pièce n° 27.
plus possibles. La société fut dissoute, et Balzac recueillit seul toute la charge d'une entreprise qu'Urbain Canel, tombé en déconfiture, se déclarait « dans l'impossibilité de continuer ».
Mauvais début! Associés véreux ou quinteux; entreprise mal conçue et mal engagée ; à peine Balzac entre-t-il dans les affaires qu'il voit la faillite à ses côtés.
Mais le jeune homme, pour des raisons trop faciles à comprendre, a voulu quitter le domicile paternel; il est libre; son imagination puissante voit les perspectives immenses de la fortune et de l'avenir s'ouvrir devant lui.
Balzac ne s'en tient pas à l'affaire du La Fontaine. Pour lui et pour ses associés, il s'agit de toute une collection des classiques français : La Fontaine, Molière, Racine, Corneille. Les premiers actes sont à peine signés que Balzac se rend à Alençon et traite, le 17 avril, avec le graveur Godard ! ; celui-ci doit travailler sans retard aux vignettes d'après les dessins de Devéria.
De retour à Paris, Balzac se consacre à plusieurs entreprises qui, tout en restant distinctes, se rapportent cependant à la même idée initiale.
La publication d'un Molière fait l'objet d'un contrat analogue à celui du La Fontaine. Il est daté du 14 avril 1825 2. On ne voit pas figurer, ici, les deux associés, Carron et Montcarville, qui apparaissent dans l'autre combinaison.
Urbain Canel s'engage à partager avec Balzac