‹ La jeunesse de BalzacChapitre 30 sur 155 · Voir Appendice VI, pièces nM 62 et · texte numérisé non relu

Voir Appendice VI, pièces nM 62 et

Dans l'association, Barbier s'occupait de la partie technique; Balzac avait gardé la signature ; en outre, il s'était réservé toute la partie commerciale, la tenue de la caisse et la comptabilité.

Quoique Balzac eût alors vingt-sept ans, qu'il eût passé plusieurs années chez un notaire et un avoué, l'examen des papiers de la maison d'imprimerie suffit pour prouver qu'il fut, dans cette circonstance, ce qu'il demeura toute sa vie, le plus déplorable des hommes d'affaires. Dans ses romans, il jouait admirablement avec les chiffres: dans la réalité, il était incapable de tenir un compte.

Les faits parlent trop haut : en moins de deux ans, la maison se trouva débitrice d'une somme d'environ 113 000 francs, en présence d'un actif évalué à 67000 francs.

La légèreté qui avait présidé à l'installation de la maison se manifesta dans l'exploitation. Elle se résume endeuxmots : désordre, coulage.

Les associés s'étaient établis avec des dettes. Balzac avait déjà des engagements pour plus de 70 000 francs * quand il vint s'installer rue des Marais. Son père, il est vrai, lui aurait avancé, d'après ce que dit Mn,e Surville, une somme de

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