Voir Appendice V, pièce n
noirci, il avait déjà donné sa signature et son bel argent comptant1.
Ainsi menée, la maison était vouée à une ruine prochaine. La clientèle ne venait pas. Une maison d'imprimerie ne s'achalande pas du jour au lendemain. L'affaire Laurens aîné était bien peu de chose quand celui-ci cédait son fonds. Balzac comptait sur ses propres relations. Il dut en rabattre.
L'un de nous, M. Georges Vicaire, a pris la peine de dresser la liste des impressions de Balzac mentionnées au Journal de la Librairie et ailleurs. Nous avons réuni un assez grand nombre de ces épaves. Tout compte fait, on arrive à un total d'environ cent cinquante articles, ce qui n'est guère, en deux ans, si l'on fait remarquer que, parmi ces travaux, il y en a la moitié au moins qui sont de très peu d'importance : de simples placards, des brochures, des factums, des livraisons2.
La première des productions qui sort des presses de Balzac est un prospectus de pharmacie : Pilules anti-glaireuses de longue vie, ou Grains de vie, de Cure, pharmacien à Paris, rue Saint-Antoine, n° 77, in-8 d'un quart de feuille, daté du 29 juillet 1826. C'est sur ce frêle esquif