Balzac, sa vie et ses œuvres, par Mma L. Surville, p
parent, Mme Balzac ne m'a rien laissé ignorer de tout ce que vous avez bien voulu faire pour nous; je vous en remercie bien sincèrement. J'approuve tout ce que vous avez fait et ferez pour le complément de votre œuvre. Vous avez cicatrisé la plus grande de nos plaies, et je serai bien beureux, lorsque je trouverai l'occasion de vous en témoigner, ou aux vôtres, la profonde reconnaissance dont je suis pénétré1. »
Le coup fut terrible pour le vieillard. Malgré la théorie qu'il professait, à savoir qu'on vit tant qu'on a la volonté de vivre, malgré la conviction où il était qu'il atteindrait cent ans, ses forces commencèrent à décliner. Sept mois après, en avril 1829, Honoré Balzac écrit au même M. Sédillot : « Mon père est décidément entre la vie et la mort... Il faut nécessairement et sous peine de mort, lui ouvrir le côté. La crise commence2. » Le vieillard mourait le 19 juin suivant.
Pour ce qui concerne les comptes, M. Sédillot dut s'en rapporter souvent à la mémoire de Balzac. Celui-ci était, en effet, un pauvre comptable. Il se trouvait en désaccord avec la plupart de ceux à qui il avait eu affaire.
1. L'autographe de cette lettre, dont la Collection Lovenjoul ne possède qu'une copie (ms. A 259, 2e partie, fol. 15), appartient à la famille Sédillot. — Voir Appendice VIII, pièce n° 85.